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La mezzo-soprano néerlandaise Anneleen Bijnen a étudié au Conservatoire de Rotterdam et a obtenu un diplôme de Musicienne Exécutante. Durant sa formation, elle s’est principalement orientée sur le répertoire de concert. Elle a également eu la possibilité de se consacrer à l’art lyrique et de se constituer une solide expérience de l’oratorio. Sa voix claire et chaude lui permet d’embrasser un répertoire étendu depuis les ‘’Kindertotenlieder’’ de Mahler jusqu’aux lieder de Von Weberns sur la musique de Dehmel et des ‘’Siete Canciones Populares’’ de De Falla jusqu’au répertoire Français comprenant les ‘’Chansons de Bilitis’’ de Debussy.
Elle a également prouvé son talent dans l’oratorio par ses interprétations des Passions de Bach, du Messie de Händel, des messes de Mozart et des Requiems de Verdi, Dvoràk et Duruflé. Ceci a été aussi le cas avec la Huitième Symphonie de Mahler, la ‘’Grand Pianola Music’’ de John Adams, ainsi qu’avec des orchestres néerlandais connus sous la direction de Jan Willem de Vriend et Henrik Schäfer.
Après ses études, son intérêt pour le phénomène opéra grandit et elle put exprimer ses qualités théâtrales sur scène. Elle a chanté de nombreuses fois le rôle de Cherubino aux Pays-Bas, en Belgique et en France. Elle fut hôte du Théâtre National à Stuttgart dans le rôle de Nutrice dans ‘’l’incoronazione di Poppea’’ de Monteverdi, sur une mise en scène du duo Jossie Wieler et Sergio Morabito. On a pu écouter régulièrement Anneleen Bijnen sur les scènes de l’opéra néerlandais, par exemple incarnant Kate Pinkerton dans Madame Butterfly de Puccini, mise en scène par Robert Wilson, d’abord sous la direction de Edo de Waart et ensuite de Jaap van Zweden. Elle a tenu également divers rôles sous la direction de Hartmut Haenchen (‘’Die Frau ohne Schatten’’ de Richard Strauss), de Ed Spanjaard (Rigoletto de Verdi). Elle a aussi collaboré avec divers metteurs en scène comme Pierre Audi (‘’Il Ballo delle Ingrate’’ de Monteverdi, chef d’orchestre Christophe Rousset), de Nikolaus Lehnhoff (Tannhäuser de Wagner), et de Monique Wagemakers (Rigoletto). |